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FRATER RAZES produira 50 millions de seringues par an

Dans un contexte marqué par une pénurie manifeste d’anticoagulants dont le varenox, médicament produit localement et indissociable du protocole thérapeutique du Covid-19, une nouvelle unité de production de ce fluidifiant sanguin a été lancée jeudi, dans les laboratoires Frater-Razes, sous la supervision du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed. La production annuelle du varenox passe ainsi de 25 millions à 50 millions de seringues.
Massiva Zehraoui- Alger (Le Soir) – Le lancement d’une deuxième chaîne de production du varenox permettra de répondre à la demande nationale, a soutenu Lotfi Benbahmed jeudi dernier, lors d’une halte sur le site du groupe Frater-Razes. Il souligne que l’augmentation de la production de ce médicament s’impose à l’heure actuelle, de façon accrue, vu la tension dont continue de faire l’objet le varenox depuis un moment.
Il rappelle, dans ce sens, que la demande n’a cessé de croître depuis le début de l’épidémie de Covid-19. C’est d’ailleurs ce qui a incité les autorités à faire appel aux laboratoires Frater-Razes, afin de lancer une première unité de production du varenox et d’assurer un quota «appréciable». Cependant, dans une conjoncture toujours marquée par la présence du virus, «la forte demande a fini par dépasser l’offre, créant la tension que nous connaissons actuellement sur ce médicament», explique-t-il.
Lotfi Benbahmed précise que les capacités de production seront ainsi portées de 25 millions à 50 millions de seringues par an. En sachant que la deuxième unité de production de cet anticoagulant réalisera 25 millions de seringues, soit la même capacité que la première chaîne, qui est opérationnelle depuis près d’une année. Cela devrait suffire, selon le ministre, à répondre à la demande nationale.
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique souligne, dans la foulée, qu’avant l’apparition du Covid-19, seuls 10 millions de seringues par an permettaient largement de satisfaire les besoins du marché national du médicament. «Aujourd’hui, nous en consommons cinq fois plus, en raison de l’importance du varenox dans le traitement du Covid-19», a-t-il fait remarquer.
Plus important encore, Lotfi Benbahmed souligne que l’entrée en service de cette nouvelle unité permettra, en sus, d’assurer la disponibilité régulière du varenox, de réduire la facture d’importation de 1 000 millions d’euros, ce qui est assez « significatif».

Vers la production de 90 000 litres par jour d’oxygène médical
En marge de sa tournée dans les entreprises pharmaceutiques d’Alger, effectuée en compagnie du ministre de l’Industrie et du wali d’Alger, Lotfi Benbahmed a inspecté l’entreprise Petro Air qui se spécialisera dans la production de l’oxygène médical liquide, et dont la chaîne de production entrera en service dès janvier 2022. Comme le varenox, l’oxygène médical a fait l’objet, il y a quelques mois, d’une très grave pénurie. Situation induite par une forte demande des patients atteints de Covid-19.
Lotfi Bebahmed rassure aujourd’hui quant à la disponibilité de ce produit, en indiquant que dans un premier temps, les capacités de production de l’entreprise Petro Air sont de 60 000 litres d’oxygène par jour. Le but est de réussir à produire « 900 000 litres d’oxygène médical liquide d’ici février 2022», fait-il savoir. Toujours dans le cadre de l’encouragement de la production locale, les ministres de l’Industrie pharmaceutique et de l’Industrie se sont rendus au siège de l’entreprise pharmaceutique Lyn Pansements, spécialisée dans la réalisation de pansements et de masques de protection de type KN95. Sa capacité de production annuelle atteint 14.4 millions d’unités, avec pour projet d’exporter leurs produits vers le Sénégal, la Libye et le Mali.
Lotfi Benbahmed a déclaré que cette série de visites dans les différentes entreprises pharmaceutiques vise à anticiper d’éventuelles pénuries et tensions sur les produits qui entrent dans le cadre des mesures de lutte contre le Covid-19. D’autant que la menace de la quatrième vague n’est plus aujourd’hui une hypothèse mais une réalité. «C’est pourquoi nous tenons à mobiliser toutes les parties dont le travail est d’assurer la disponibilité de tous les produits pharmaceutiques indispensables», a-t-il insisté.